Le concept de résilience
- Astrid
- 12 déc. 2017
- 2 min de lecture
Avez-vous déjà remarqué les différences de réactions de personnes qui rencontrent des difficultés mineures ou doivent affronter une grosse épreuve? Il est évident que nous comptons autant d’attitudes divergentes que d’Hommes sur cette Terre. Mais une catégorie d’individu sera davantage propice à se relever et affronter aussi bien les tracas du quotidien que les graves ennuis car il existe ce que nous appelons des personnes résilientes.
Qu’est-ce que la résilience?
Notion initialement utilisée en physique (capacité des matériaux à absorber les chocs et à reprendre leur forme initiale près une déformation) elle devient une notion à part entière dans le domaine de la psychologie grâce à John Bowlby, chercheur, qui y fait référence dans ses études sur l’attachement. Pour autant c’est à Boris Cyrulnik, psychologue et neurologue, que nous devons les plus grandes études sur la résilience. Il qualifie ce concept comme « l’art de naviguer dans les torrents » soit « la capacité d’un individu à se développer dans un environnement qui aurait dû être délabrant ». Ce scientifique a consacré une importante partie de sa carrière à travailler avec des enfants traumatisés.
Etre résilient est la faculté de faire front, de combattre les événements difficiles sans se laisser submerger sur la durée par les émotions négatives. Il n’est pas là question de nier la douleur ressentie par une maladie, la perte d’un proche ou des problèmes financiers mais de trouver la force de rebondir.
Qui sont les personnes résilientes ?
L’éternel débat de l’inné et de l’acquis trouve là encore sa place : sommes-nous naturellement résilients ou pouvons-nous le devenir ?
Les travaux de Boris Cyrulnik ont mis en évidence deux facteurs majeurs de la résilience qui sont les émotions positives et l’humour. En d’autres termes les individus qui savent le mieux faire face à l’adversité sont ceux qui tirent un sens à leur expérience douloureuse, prennent conscience que l’épreuve les a aidés à avancer ou les a faits rire. Une étude du chercheur Chris Davis corrobore cela en ce qu’elle a révélé que 70% des personnes ayant eu à vivre une perte significative ont trouvé un sens de cette épreuve et 80% en ont tirés des bénéfices tels que le rapprochement avec sa famille ou encore la redécouverte des choses essentielles de la vie.
L’environnement d’une personne qui fait naître toutes les émotions positives nécessaires à la construction de la résilience est donc primordial. Par le partage, le dialogue et les relations l’individu saura se relever plus aisément. Dans ses études le chercheur Boris Cyrulnik précise d’ailleurs qu’un enfant qui a subi un traumatisme aura plus de chances de le surmonter s’il est soutenu et que la fatalité ne doit donc pas prendre le dessus.
Quid des gènes ?
Si la construction de la résilience par celle de l’individu lui-même est indéniable il ne faut pas écarter l’influence de certaines hormones et notamment de la sérotonine. En effet il a été démontré que les personnes possédant des grands transporteurs de cette hormone via la synthétisation de longues protéines étaient plus résilientes alors que celles qui en possédaient moins se révélaient plus sensibles aux épreuves.
Ravie de vous avoir aidé à approcher ce concept passionnant! ;-)



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